Association Nationale des Anciens Combattants

et Ami(e)s de la Résistance


Comité de Morestel & Nord Isère

Amicale des Maquisards d’Ambléon et des Résistants Actifs (A.M.A.R.A.)

Biographies

Suite aux événemments tragiques survenus à Porcieu lieu-dit « La Dangereuse » et à Montalieu-Vercieu le 1er août 1944. Armand Perraudin prend la décision de rejoindre le Maquis d’Ambléon le dimanche 6 août 1944 où il y a des camarades originaires de Bouvesse-Quirieu, son village. Il a 18 ans depuis le 19 avril. Armand est très bien accueilli par deux bouvessards: Sereno Cussigh et Georges Milliat, tous deux cuisiniers . Le lendemain, Armand est affecté au groupe « Dynamites-Explosifs » dont le but est de faire sauter entre autres les voies ferrées, chose qu’il n’a pas eu à faire.

Il participe à une première embuscade au dessus du tunnel du Chat en dominant la route sur laquelle devrait passer un convoi allemand. Ce convoi n’étant pas passé, la journée se déroule dans le calme. Heureusement, car des camarades décident de traverser le Rhône sur de petites embarcations dans le but de se procurer un peu de ravitaillement, ils auraient pu faire de jolies cibles pour les nazis.

A la deuxième embuscade du Mollard, à peine installés, une locomotive arrive avec un wagon en remorque, et sur ce wagon, une mitrailleuse se met à arroser de projectiles le groupe de Résistants. L’un d’eux est mortellement touché. Armand s’accroupit derrière une borne kilomètrique, ses camarades lui crient : « Baisse-toi !... Baisse-toi !... ». La borne est frappée de plein fouet par des balles. Armand aurait pu les recevoir en pleine tête ou dans la poitrine.

Armand Perraudin participe à une troisième embuscade au Temple de Vaulx, sur la commune de l’Isle d’Abeau. Cachés dans les roseaux, les Résistants voient arriver une « Traction avant » d’où descendent deux hommes coiffés du célèbre chapeau et veste de cuir qui, avec une paire de jumelles observent en direction des Résistants. Un moment après, une fusillade éclate, un Résistant est tué. Les Maquisards font marche arrière dans les roseaux et rentrent au camp.

Quelques jours plus tard, sur les ordres de leurs supérieurs, les Résistants prennent la direction de Lyon. Ils font une halte à Saint Bonnet-de-Mure où le repas est pris sur la place du village. Sur la route en direction de Lyon, Armand aperçoit un engin qui semble venir du côté des Résistants. Il n’a pas beaucoup à attendre pour comprendre la suite des événements: une mitrailleuse sur un blindé commence à arroser les Maquisards de projectiles. Armand s’enfuit en courant le long d’un mur en pisé où il voit les impacts des balles faire des trous de 2 à 3cm. Avec la chance de ne pas être touché, il réussit à atteindre le bout du mur pour se mettre à l’abri dans un champ de topinambours, couché à une dizaine de mètres du bord. La peur commence à le gagner lorsqu’il entend le blindé s’approcher en tirant. Les balles fauchent les têtes des topinambours qui lui tombent dessus. Armand n’a plus qu’une cartouche dans son fusil ‘Lebel’. Un court instant, il croit qu’elle est pour lui, car avec les renseignements obtenus sur la cruauté des nazis, il préférait ne pas tomber vivant entre leurs mains. Mais le blindé poursuit sa route en mitraillant toujours, son angoisse se dissipe et peut-être a-t-il eu une chance de s’en sortir vivant à 18 ans ? La vie reprend vite ses droits. Armand laisse s’éloigner l’engin de mort et se dirige à l’autre bout du champ où il y a un bois afin de se mettre à l’abri. Il rejoindra un peu plus tard les camarades d’autres groupes des Maquis voisins.

Sur le soir, les Résistants reprennent la route de Saint Quentin-Fallavier où ils s’arrêtent pour passer la nuit dans un fenil. Comme souper, ils se partagent à quatre une petite boite de sardines avec un petit bout de pain. Vers 4h du matin, petite alerte, ils sont réveillés par une camionnette roulant au gazobois et qui pétarade, ce n’était heureusement qu’une fausse alerte. Dans la matinée, chacun rejoint sa base, Armand rejoint le camp du Martheray.

C’est la fin des embuscades car quelques jours après c’est l’entrée sans problème dans Lyon pour la Libération.

Armand est titulaire des décorations suivantes:

Armand PERRAUDIN est aujourd’hui un membre assidu du Conseil d’Administration du Comité Cantonal ANACR de Morestel et membre du Comité d’Honneur Départemental ANACR de l’Isère.

Sources : Collection privée - © Archives A.M.A.R.A

Photo     : © ANACR Morestel

Dernière mise à jour le 13 juin 2017-08:48:53

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